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Le chemineau des herbes 06/15  -  par YvesYGER

Jeudi 4 juin 2015 Le chemineau des herbes dans le parc Gaston Baty à Pélussin: Chronique de Yves YGER

Titre : Vive Saint Sabin!

A Pélussin on m'avait dit que je trouverais là haut des gens passionnés par la Nature. Après avoir herborisé de bon matin dans les bois des alentours, j'errais un moment dans le bourg avec ma chariotte et m'arrêtais dans une auberge pour faire œuvre d'écriture et répondre aux faiseurs de gazettes radiophoniques. Un autochtone, fort sympathique, surpris par mon étrange équipage, m'interrogea sur mes activités : il me parla de l'utilisation des plantes dans ces contrées, de la fabrication d'un breuvage surprenant, dénommé « blanc-doux », obtenu par macération d'herbes exotiques dans le verjus, et d'une très bonne recette de pâté de cochon à la gentiane. Comme j'insistais, il me confirma qu'une étrange congrégation s'était formée dans ces montagnes, réunie par je ne sais quel esprit de découverte et l'envie de faire partager leurs savoirs. J'appris que leurs synodes se déroulaient souvent dans des parcs, jardins, et autres lieux de patrimoine naturel, et entrepris de me rendre à leur assemblée pour observer leurs pratiques et essayer de les convertir à l'écoute de mes « causeries ». Il était important que ma mission d'évangélisation botanique débutât vraiment. Je me rendis au Parc Gaston Baty, où l'on m'avait dit que cette compagnie dite du « Colibri » avait ses habitudes. Je m'assoupis sur un banc, bercé par le chant d'une fontaine et le croassement de quelques rainettes.

Peu de temps avant l'Angélus, ils apparurent : regrettant de n'avoir apporté ni colifichets ni petites boutures, je tentais, avec toute la réserve nécessaire, d'entrer en conversation avec eux. A ma grande surprise, je constatais que nous parlions la même langue, qu'ils semblaient bien connaître la chose des plantes, que parmi eux se trouvaient même quelques vrais spécialistes, et j'eus bientôt l'impression que c'était plutôt eux qui m'apprendraient leur science. J'appris qu'ils vouaient un culte singulier à une herbe , dite de Saint Sabin, qu'en Savoie nous nommons Alchémille  argentée: ils m'en firent même présent, et je la mis sitôt sous presse dans mon herbier des routes de France avec toute la délicatesse nécessaire, tant j'étais confus de leur générosité et de leur compétence. En soirée, de nombreux villageois descendirent dans le parc : je compris qu'ayant appris mon passage, ils avaient organisé en mon honneur un temps de réjouissance, et m'enjoignirent de prendre alors la parole. J'entrepris de les convertir à mes histoires de plantes sacrées, d'explorateurs enfiévrés, d'herbes magiques et de conversations avec les arbres. Pour les impressionner, je réalisai sous leurs yeux , à ma façon, un élixir spécial des fleurs de leurs petites prairies, propre à donner du bonheur, et les encourageais à en copier la recette pour remplacer ce « blanc doux » qui me paraissait peu botanique.

Mon propos parut leur plaire, et ils m'invitèrent à partager leur repas : je constatais alors que chez ces gens, science ne rimait plutôt avec bombance et m'en trouvais fort satisfait.

On m'invita fort obligeamment à dormir chez leur Grand Argentier, où je fus reçu comme un Prince, ce qui me procura grand réconfort, vu les épreuves des derniers jours.

Au matin, alors que nous déjeunions en devisant face aux Alpes embrumées, trois montgolfières apparurent au loin s'élevant de la ville d'Annonay, sans doute envoyées avec moquerie à mon endroit, pour me rappeler qu'en 1763, cette cité avait devancé d'un an celle de Chambéry dans l'aventure de cette nouvelle technique aérostière.

Un peu fâché par ce que j'aurais pu considérer comme un affront, j'obtins qu'on m'y conduisit sur le champ pour obtenir des explications et apporter à ces gens du sud un peu de vraies culture botanique. J'arrivais au lieu-dit Parc Mignot, où la foule se pressait dans une docte assemblée de scientifiques en herbe. Je fus tout de suite assailli par des cohortes de bambins fort demandeurs de savoirs, et je dus leur avouer tout ce que je savais sur l'art de la tisane, du gargarisme et de la magie des plantes, faute de quoi je crois qu'on m'eut prié bien vite de retourner dans ma Savoie voir si les cerises y étaient mures. Au soir, j'oubliais les montgolfières, et entrepris à nouveau de convertir au moins ces gens à ma vérité des herbes: l'auditoire fut là encore attentif et bienveillant.

Décidément, je repartais du Pilat avec plus de savoirs que ce que j'avais apporté, et le sentiment que faute d'être terre de mission, ce pays était celui de l'amitié et de la connaissance partagée.

--Yves Yger--

Publié le 10/06/2015 ~ 17:36  Haut

Vendredi 8 mai 2015 Voyage au Costa Rica... -

08052015costarica_1_550.jpg

" Après quelques instants d'attente, Bernard Jamet est arrivé avec sa femme et un ami, tous deux faisant partis du périple au Costa Rica en janvier 2012. Naturalistes, ils nous ont présenté des photos de nombreux oiseaux ainsi que de quelques amphibiens, insectes, reptiles et mammifères. Quelle belle diversité d'animaux! Des oiseaux aux couleurs vives, des oiseaux immenses ou minuscules (là-bas vivent d'autres "colibris"), un crocodile immergé, des paresseux pas si paresseux, des grenouilles aux couleurs fluos...
Un petit film nous permet de voir tous ces animaux en mouvement.
Il nous raconte leurs expériences, notamment leur trop bref séjour dans un village indigène, où ils ont pu s'essayer à la fabrication de toits en 'natte'. Certains participants ont pu ainsi échanger les souvenirs de leurs propres périples au Costa Rica.

Dans la salle, il y a comme une odeur de voyage!"

A très bientôt,

Clotilde

Publié le 10/06/2015 ~ 16:28  Haut

Samedi 25 avril 2015 Promenons nous dans les bois .... -

Nous partîmes 17 colibris mais, quand le soir fut venu, nous n’étions plus que 9.

Et non, aucun colibri n’a engraissé un loup dans les bois du Collet de Doizieux mais nous avons bénéficié d’un bel orage bien mouillé…

Au début de la sortie, Michel PIERRET nous a invités à découvrir des photographies du Collet de Doizieux au cours des âges. Il a présenté une coupe de hêtre né vers 1830 et replacé quelques évènements (déprise agricole, tempête de 1999) vécus par ce vénérable hêtre.

Arrivé au collet, nous avons pu observer sa souche (en contrebas du collet) entourée de la relève : graines en cours de germination. Son frère (estimé plus vieux) encore sur pied est visible au-dessus de la nouvelle piste forestière. Sa circonférence a été mesurée : les bras de 2 grands et 2 petits colibris. Un très bel arbre…

Ensuite, chaussures de marche au pied et sous les grondements menaçants du ciel, nous nous sommes enfoncés dans la forêt composée de pins laricio, hêtres, noisetiers, bouleaux…

Au plus haut, à côté d’une très grande fourmilière au parfum caractéristique d’acide formique, Michel préféra, avec l’orage approchant, perdre un peu d’altitude. Nous profitâmes alors de cet imprévu pour tenir palabre sous de grands résineux tendant généreusement leurs branches pour tenter de nous abriter. Peine perdue, le couvert fut transpercé et nous nous repliâmes sous l’auvent de l’auberge du Collet de Doizieux.

Mouillés et sentant le froid venir, une partie de la troupe rejoignit leurs pénates.

Les colibris restants au travers de photographies aériennes ont suivi l’évolution des parcelles au cours des années.

Gentiment, alors que les travaux sont en cours, la nouvelle propriétaire de l’auberge nous offrit une boisson chaude.

Ragaillardis par ce breuvage chaud, les colibris sont repartis à la conquête de la forêt.

" Cette parcelle a été plantée en 1980 ; regardez cet arbre, c’est le plus beau de la plantation ; ici, j’ai tout planté à la pelle et la pioche et tout transporté dans la pente avec une brouette ; regardez ces galeries sous l’écorce, c’est l’œuvre des scolytes, petits scarabées ; le pic noir mange jusqu’à 500 scolytes par jour ; cette parcelle a été nettoyée pour ne laisser que les arbres de valeur, du coup, les chevreuils abroutissent les arbres restants ou se frottent dessus pour dégager leur bois du velours abimant les arbres de valeur ; je vais laisser la forêt se régénérer toute seule à cet endroit… "

Au cœur de sa parcelle est caché un écrin de hêtres destinés à un ilot de vieillissement. Michel laisse cette enclave évoluer naturellement sans intervenir. Certains colibris se seraient bien installés dans la petite cabane en pierre découverte au sein de cet ilot de verdure. Zut, elle n’a plus de toit !

Vous comprendrez aisément que Michel connait sa forêt par cœur et, intarissable comme tout passionné, il nous a transmis son expérience, ses connaissances…

Euh ! Il est 20h Michel ! Il faudrait peut-être rentrer avant que le loup sorte de sa tanière.

Encore merci à Michel pour cette promenade !

On repart quand ?????

Publié le 28/04/2015 ~ 08:54  Haut

Samedi 11 avril 2015 Sortie nature sur projet Chorée -

Projet Chorée

Visite de terrain

Le CPN Le Colibri a signé une convention avec la Ferme aux milles fruits situé à Chorée sur Maclas.

Le GAEC, en agriculture biologique depuis 1986, souhaite avoir une vue de la composition de la biodiversité sur ses parcelles et l’évolution de celle-ci dans le temps, comment la protéger et la renforcer.

Le CPN Le Colibri a répondu favorablement à cette demande et va apporter une aide sur l’inventaire et le suivi de la biodiversité dans l’espace du GAEC au travers de ses activités d’observation et de connaissance de la nature.

La sortie du samedi 11 avril a permis de découvrir les contours de l’exploitation, futur terrain de jeu des petits et grands colibris.

Nous partîmes une quinzaine et revînmes autant.

Nous avons pu observer les diversités de milieux présents (vergers, prairies humides et sèches, murets, ripisylve…). Au cours de la balade, les yeux en mode recherche et la mise en commun des connaissances ont permis d’observer un mammifère (écureuil roux), quelques oiseaux (rossignol philomène (chant), hirondelles rustiques, faucon crécerelle, femelle d’épervier d’Europe, mésange bleue…), des papillons (aurore…), des plantes (alliaire, frêne, lierre terrestre, bugle rampant, renoncule rampante…)

Les petits ont aussi participés en trouvant des orties qui piquent. Par contre, nous n’avons pu découvrir le moindre pied de grand plantain,  plante calmante pour ces piqures.

A bientôt sur ce magnifique site mis à notre disposition par la Ferme des milles fruits pour participer à la découverte de sa biodiversité !

J’espère que nous participerons nombreux au projet Chorée !

Publié le 15/04/2015 ~ 15:16  Haut

Samedi 4 avril 2015 11ème nuit de la chouette par Lydie et Pascal.

Tous les retours de mes collègues légériens et lyonnais sont négatifs puisqu'il a plu fortement le soir-là : seules les sorties matinales ont permis d'observer des chouettes chevêches et hulottes.

J'avais prévu une sortie pour observer 2 chouettes chevêches qui se tiennent habituellement sur le toit en tuiles d'une vieille ferme.

 

C'était bien mal parti, avec un temps orageux, quelques gouttes de pluie, un léger vent du nord et un thermomètre à 11°.

Mais elles ne sont pas de sortie, il fait trop froid !

Nous étions donc 6 personnes pour faire la  sortie de 11h00 (j'ai regroupé les 2 groupes, puisqu'il n'y avait qu'une seule personne pour le CPN le Colibri : Véronique) Après une présentation rapide des rapaces nocturnes présents sur le Pilat et sur les pelotes de réjection, le petit groupe est  parti marcher à travers les rues de Maclas. Le couple de faucon crécerelle était sur le clocher et s'est accouplé sous nos yeux. Les 1ères hirondelles rustiques, quelques moineaux et rougequeue noir, mais toujours pas de petite chouette.

Les geais construisent leur nid, un lapin grignote, le milan noir passe, le rouge-gorge chante, il fait bon vivre à Maclas.

J'en profite pour montrer le nichoir installé dans le pré mais le couple doit toujours être dans un vieux noyer.

Mais c'est mal me connaitre, et pour ne pas s'avouer vaincus, nous décidons de partir sur un site que je connais bien où vit un couple qui se laisse souvent admiré sur Toucheboeuf.

Donc à midi direction Bessey, où cette fois une petite chouette chevêche est perchée dans son cerisier, bien à l'abri du vent du nord. Un couple de milan noir s'affaire à construire leur nid non loin, ils sautent sur le nid pour tasser les branches.

Dans le même peuplier, un étourneau imite le torcol fourmilier...quel farceur !

Finalement avec de la persévérance

Publié le 15/04/2015 ~ 14:51  Haut