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Vendredi 6 décembre 2019: Causerie sur "Les plantes exotiques envahissantes ou invasives du Pilat et d'ailleurs" par Emilie MOINE du CPIE des Monts du Pilat et Kamel ELIAS ingénieur agronome.

Notre causerie sur le thème "Les espèces végétales exotiques envahissantes du Pilat et de France" a réuni une trentaine de personnes qui ont bravé le froid pour venir écouter nos deux experts en la matière.

Tout d'abord Émilie MOINE, co-directrice du CPIE des Monts du Pilat et référente "Plantes invasives", nous a d'abord présenté les activités du Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement aussi appelé "La Maison de l'Eau et de l'Environnement" à Marlhes : pôle relai départemental, formation tout public, hébergement en gite, séjours scolaires, diffusion d'information sur les meilleurs pratique, jardin écologique, mares, projets environnementaux, …

Puis en duo avec Kamel ELIAS, Emilie est rentrée dans le vif du sujet pour étudier le parcours et l'histoire de ces plantes exotiques invasives par définition arrivées sur notre sol à partir de l'an 1500. Chacune a son risque sanitaire, environnemental et/ou économique, mais aussi ses vertus ornementales, médicinales ou autres et son mode de reproduction. C'est pourquoi tout n'est pas noir ou blanc et qu'il ne convient pas toujours de la combattre plutôt que de s'y adapter voire d'en tirer profit.

Plantes.JPGLa première règle consiste à se préoccuper au plus tôt d'une espèce nouvelle s'installant sur notre territoire car sinon il semble peine perdue de l'éradiquer. Il en est ainsi de l'ambroisie à feuille d'armoise, des renouées asiatiques, ou des Jussies exotiques dont on ne peut plus se défaire et qui sont les principales espèces exotiques invasives du Pilat. En libérant des surfaces de sol de leur couvert végétal, nous avons laissé la place à ces plantes peu exigeantes et à forte reproduction sexuée et/ou végétative. De nombreuses questions ont émergé de l'Assistance. Il ressort de nos échanges que, devant la difficulté et l'ampleur de la tâche, nous ne pouvons plus maintenant que limiter leur prolifération en adoptant tous au niveau de chaque citoyen (en plus des mairies et autorités compétentes) des pratiques adaptées à chaque plante. Par exemple pour l'ambroisie un simple arrachage à laisser sur place avant la floraison. Pour en savoir plus, n'hésitons pas à nous référer aux préconisations du CPIE des Monts du Pilat à l'adresse http://www.cpiedupilat.fr/portfolio/plantes-invasives/

Nous avons finalement passé une excellente soirée à échanger sur un sujet pas si simple, mais pour lequel nous nous sentons maintenant plus sensibilisés au point d'agir et de remplir notre tâche dans notre périmètre de citoyen.

Merci à tous.

Publié le 08/12/2019 ~ 12:26  Haut

Vendredi 8 Nov 2019: Causerie sur "Comment l'Agriculture peut-elle contribuer à la Biodiversité ?" en collaboration avec l'Association des Amis du Parc du Pilat par Morgan BOCHE horticulteur de Chorée "La Ferme aux Mille Fruits".

Salle comble ce soir à la Maison des Association de Maclas pour écouter d’abord Morgan BOCHE sur l’état des lieux, la prise en compte, la préservation, l’enrichissement de la Biodiversité actuelle, dans sa conception et sa pratique d’agriculteur engagé sur le Pilat. De nombreux acteurs locaux ont répondu présent pour enrichir, en seconde partie un débat ouvert et serein. Ce pourquoi nous remercions les nombreux agriculteurs, horticulteurs, sylviculteurs, maraichers, éleveurs et les organismes représentés : LPO, les Amis du Parc du Pilat, « Annonay Com’une Planète », …

Agriculture.PNG

Avec sa casquette de naturaliste, Morgan nous a d’abord parlé des composantes de la biodiversité : utile (mésanges, chauve-souris), insoupçonnés (abeilles sauvages), domestique (vieille espèces végétales ou animales) … Tout en nous dressant un tableau triste et documenté de la perte de biodiversité actuelle qui ne résiste qu’en zone montagneuse où en particulier les prairies naturelles sont conservées comme en Auvergne. Adieu Tariers des prés, Huppes fasciées, Œdicnèmes, Torcols, Bouvreuils et... pâtés d’Alouettes…

S’ensuivit un rappel des causes multiples : exode rural et abandon du pastoralisme au profit d’une culture intensive de résineux, intensification et remembrement, monoculture et traitements chimiques (bromadiolone), mécanisation. Pour aborder alors les initiatives entreprises par Morgan sur son exploitation : près de 200 nichoirs/dortoirs occupés à 70% par des mésanges et chauve-souris qui se relaient jour et nuit à manger les chenilles, respect et extension de haies et zones humides, …

Nous avons pu alors mesurer aux interventions complémentaires de l’assistance (LPO, exploitants, particuliers, …) le chemin qu’il reste à accomplir pour rétablir un équilibre que nous avons rompu. Certains agriculteurs ont témoigné de leurs difficultés à mettre en place de nouvelles pratiques en raison de conditions de moins en moins stables et prévisibles : réchauffement climatique, nouvelles espèces de ravageurs, … Ce qui nécessite alors temps, investissement et baisse de rendement pour un résultat espéré à moyen terme (semis direct sous couvert sans labour par le GAEC des Hirondelles). Enfin il en ressort sur le terrain un travail qui paraît parfois empirique et expérimental et pour lequel nos agriculteurs préfèreraient appliquer des méthodes éprouvées et obtenir des réponses précises à leur questions pratiques.

En somme, Dame Nature se montre aujourd’hui versatile et il devient compliqué de s’adapter pour retrouver un équilibre naturel synonyme de biodiversité. Souhaitons donc que toutes ces initiatives s’analysent, se diffusent, se partagent, se mutualisent. Pour arriver à se « standardiser » et se généraliser sur notre territoire du Pilat et ailleurs.

Merci encore à Morgan de la Ferme des Mille Fruits sur Chorée, ainsi qu’à toutes les personnes, professionnels et particuliers présents, pour leur contribution à cette soirée très réussie. A en juger par les échanges en petits groupes qui ont duré bien longtemps après que la séance fut levée.

Pour info:

Les actions du Parc du Pilathttps://www.parc-naturel-pilat.fr/les-grands-programmes/

Les actions du CPIE: https://www.cpie.fr/cpie/Contenus.aspx?CONTENT=PROJECT

Publié le 10/11/2019 ~ 18:49  Haut

Samedi 28 septembre 2019 : A la cueillette des champignons en compagnie des guides animateurs du Parc du Pilat avec Maryse et Bernard Jamet, guides animateurs bénévoles du Parc du Pilat

Quelle chance de bénéficier de cette journée ensoleillée pour aller gambader dans la forêt de Taillard aux alentours de Burdigne !

Champignon_2018.JPGNous nous sommes retrouvés à 26 amoureux de la nature devant la petite école de Burdigne pour nous rendre ensemble un peu avant le gite de ski de fond sur une jolie terrasse équipée de tables de piquenique avec un panorama époustouflant sur les Alpes majestueuses. Après un petit topo des lieux et du type de végétation par Bernard, nous sommes tous partis dans des directions différentes pour 1H1/2 de récolte.

Une fois tous réunis et fourbus d'avoir crapahuté sur un terrain accidenté, c'était le moment de faire les comptes ; cinq champignons par personne pour 26 participants ! soit une centaine à étaler sur la table ! C'est peu, me direz-vous pour une omelette si l'on exclut les non comestibles ? Oui mais plus de 20 champignons d'espèces différentes ! que Maryse s'est attachée à tous nous nommer sauf 2 ou 3 d'entre eux car il faut rester humble devant ces membres du règne "fongique" dont certains sont toxiques.

Nous avons appris des choses surprenantes sur le champignon. Ni animal (car immobile), ni plante (car sans chlorophylle), il est le fruit émergent d'un réseau racinaire, le mycélium. Il existe 3 types de champignons: les mycorhiziens qui sont les plus nombreux et vivent en symbiose avec leurs arbres préférés ; les parasites qui vivent au détriment de l'arbre et le tuent peu à peu ; les saprophytes (si!, si!) qui se délectent de feuilles, souches et matières mortes.

Sparassis crépu (ou crête de coq), lactaire poivré, amanites, lépiotes, vesses de loup, tricholomes, bolets,... Nous vous disons à tous, petits et gros, comestibles et toxiques, à l'année prochaine pour une journée aussi ensoleillée.

Après la photo pour immortaliser ce bon moment et une petite pause bien méritée au café de Burdigne, nous sommes repartis contents d'avoir passé une merveilleuse après-midi en compagnie de nos guides.

Merci Maryse, Bernard !

PS: Si certains d'entre nous souhaitent se renseigner ou se joindre à cette Association des Guides Animateurs du Parc du Pilat qui recrute actuellement tous les volontaires bénévoles, voici leur site et leur n° de téléphone : http://guidespilat.blogspot.com/p/qui-sommes-nous.html   07 81 31 13 08

Association dont la mission principale est de faire découvrir le Pilat et ses abords à travers ses habitants, ses paysages, ses richesses naturelles, son patrimoine, son histoire, sa géographie, son économie…

Publié le 10/10/2019 ~ 15:54  Haut

Vendredi 5 Avril 2019 : Causerie sur "Le Bestiaire du Pilat" par Guillaume Chorgnon.

Une soirée toute en découverte et légèreté en compagnie de Guillaume Chorgnon.

Guillaume fidèle à sa passion des insectes s’est plongé dans divers livres et autres sources pour nous faire partager sa curiosité sur le monde des petites bêtes que nous pouvons voir dans le Pilat.

Bestaiaire.JPGIl commence par nous raconter que le nom « bug » (petites bêtes en anglais) est à l’origine du terme « bug informatique » du fait que ces dernières, attirées par la chaleur, créaient de véritables problèmes dans les premiers ordinateurs!

Avec pour support les nombreuses photos de petites bêtes qu’il a prises lui-même dans le Pilat ou parfois ailleurs, il nous montre différentes espèces étonnantes et/ou insolites par leur taille (le Grand paon de Nuit, le plus grand papillon d’Europe), leur nom, leur forme (le Membracide-bison qui ressemble à un bison ; la mouche scorpion avec son abdomen recourbé vers le haut comme un dard), leurs couleurs (le camouflage de certains papillons), leurs mœurs (la Pisaure admirable, une araignée qui surveille admirablement bien sa couvée en la portant sous son ventre ; les cercopes et leurs crachats de coucou)…

Je ne pourrais vous en dire plus étant donnés le nombre et la richesse des informations de cette soirée ! Entre humour et anecdotes scientifiques, Guillaume a su nous captiver toute la soirée.

Merci à toi Guillaume et à bientôt pour une autre causerie, sur quel thème cette fois-ci ?

Publié le 01/08/2019 ~ 14:59  Haut

Samedi 22 juin : Sortie à la découverte du Jardin Partagé de Choron en compagnie de deux de ses membres Denis Choron et Laurent Trouillet, deux jardiniers amateurs volontaires, observateurs, curieux et humbles devant la nature, passionnés et partageurs avec leurs semblables.

Nous avons été une bonne trentaine d’enfants et adultes à avoir répondu à l’invitation de Denis et Laurent pour nous faire visiter leur Jardin Partagé de Choron. Il s’agit d’un terrain de près de 1000 mètres carrés travaillé par 8 personnes dont Denis et Laurent ainsi que Damiens, enseignant maraîcher professionnel. Un joli coin de paradis ombragé avec sa mare, sa cabane, sa serre et ses… toilettes sèches.

Choron2019.JPG

Permaculture, culture conventionnelle, agrobiologie, paillage, butage, expérimentation, … chacun vient avec son savoir, ses expériences, ses idées, ses résultats, mais aussi ses doutes et ses convictions pour les partager ensemble avant de mettre librement en pratique le fruit de ces échanges sur sa propre parcelle.

Comme le dit Laurent, les maîtres mots sont patiences et observation pour apprendre à connaître son sol et comprendre son évolution en fonction de ce qu’on lui apporte, de ce qu’on y fait pousser.

Comme le dit Denis, l’important est de mettre en pratique continuellement dans un domaine complexe loin d’une science exacte. Où il faut parfois ne pas trop réfléchir, faire simplement et avancer ainsi de façon empirique.

On le devine rapidement, l’humilité, la patience et l’observation de nos deux hôtes les nourrissent d’usage et de raison ; s’il manque d’eau, cela profitera aux racines qui s’enfonceront davantage et rendront la plante plus résistante ; maintien des herbes folles qui sont une richesse pour la faune (crapauds, lézards verts, chevreuil,…) ; alternance des pieds d’espèces différentes pour éviter la propagation des maladies ; récupération des meilleures graines et semis ; associations concombre-tournesol et différents mode de paillage pour enrichir les sols et économiser l’eau ; …

La liste est longue de tout ce que nous avons appris de la part de Denis et Laurent. Car elle est le résultat de 8 personnes qui travaillent, expérimentent et récoltent en parallèle tout en mutualisant leurs connaissances et leurs efforts. Leur dernier conseil : que le jardin soit avant tout le royaume des enfants où ils puissent voir pousser les vraies choses de la vie.

 Ce qui est sûr, c’est que nous avons tous passé une excellente après-midi en bonne compagnie sous un soleil radieux. Et que nous serions curieux de revenir l’an prochain pour observer les évolutions du jardin de Choron !

Merci Denis, merci Laurent et à bientôt !

Publié le 01/07/2019 ~ 07:39  Haut